Addictions



Une maladie de civilisation




 

Sur environ 35 millions de consommateurs de boissons alcooliques, la France compte : 5 millions de personnes souffrants de la dépendance à l’alcool (et menant en général une vie active).

      Potentiellement, la guérison de cette dépendance est possible même dans des cas considérés comme graves (la minorité des cas !). Or, la plupart des alcoolo-dépendants(qui ne  sont pas des cas aussi graves) ne guérissent pas (malgré  quelques recours à des médecins, aux psychiatres, ou aux psychologues )et  leur vie est irrémédiablement abrégée (et la mort survient souvent après des souffrances terribles)! La guérison est cependant possible (si avec un patient  motivé qui  consulte,  on applique des démarches thérapeutiques appropriées relevant de la relation d’aide.

      Le traitement médicamenteux ne peut guérir de la dépendance. La guérison de la dépendance ne relève pas de traitement organique (non plus) mais d’un ensemble de facteurs qui relèvent tous de la relation d’aide.

      A cet égard, la plainte et l’insatisfaction des psychologues comme des médecins sont habituelles. Le Dr E. DUPONT conclut (dans une thèse qui a reçu le prix national Robert Debré décerné par le ministère de la santé): «ce qui ressort de ce travail, c’est l’échec habituel de la relation entre médecins et alcooliques ».

     Or, l’exemple du rôle thérapeutique des groupes d’anciens buveurs (appelés aussi néphalistes) dans la guérison de la dépendance est à maints égards essentiel et édifiant.

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